Petite histoire: voilà maintenant 5 ans que je sévis sur la blogosphère en écrivant pour des médias différents des trucs qui me plaisent et dans ces trucs, la musique en fait partie. C'est une passion que je partage avec ma famille depuis que je suis une têtarde. J'ai notamment été initiée très jeune à la musique hard rock et au métal à l'âge de 2 ans grâce à mon père, fringant capverdien plus proche des 25 que des 30 ans à l'époque, qui adorait écouter Metallica, Pantera, AC/DC et consorts. Son idole absolue, c'était Freddie Mercury et lui ce qu'il aimait outre les riffs cinglants, c'était Scorpions. Imaginez donc combien de fois par heure j'ai eu droit à 'Wind Of Change' dans ma prime enfance.
Avec l'âge, mon père s'est trouvé "trop vieux pour ces conneries" et puis, c'est moi qui est pris le relais, au grand dam de ma mère. Les années passants, j'ai expérimenté tous les stéréotypes du metalleux et écouté masse de groupe. C'est lors que mes excursions en concert en automne dernier que je suis tombée sur Mathieu, fan de métal extrême en autre. On se connaissait sans se connaître mais quand on a réussi à dépasser le cadre du "Hey salut!", on a fini par se trouver plein de pleins communs. J'y ai trouvé un camarade de chambrée, un psy de comptoir, mais avant tout un pote, un VRAI bro, quoi. C'est pour ça que ça me fait plaisir d'accueillir un de mes plus proches amis dans mon blog et que je lui laisse une tribune pour qu'il me parle d'un album qui lui a plu, 'Vanity' du groupe Eighteen Visions. Lui aussi c'est un mec qui écrit, notamment pour La Fille du Rock (un blog culture bien sympa) et c'est tout naturellement sous forme de chronique qu'il a décidé de nous en parler.
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Nom: Mathieu
Alias: Hororo
Signe astrologique: Poissons, ascendant Casquette à l'endroit
Vous pouvez le retrouver sur:
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Album choisi: "Vanity" - Eighteen Visions (2002)
Avant que le mélange entre les
moulinets des coreux et les voix sirupeuses des chanteurs de pop ne
devienne aussi commun et insupportable qu'aujourd'hui, il y avait une
brave bande de gaillard qui n'en avait rien à foutre des codes de la
scène et ne voulait qu'avoir de belles coupes de cheveux tout en
continuant de balancer des mosh parts. Ils s'appelaient Eighteen
Visions et un jour, ils ont sortis un album appelé Vanity qui
annonça le début des emmerdes.
On est en 2002 et ça fait déjà trois
ans que Poison the Well a sorti son premier album, The opposite of
December. Le mélange metalcore et émo n'est donc plus une nouveauté
et ce premier album prodigieux l'a bien démontré. Le mélange
encore maladroit mais très touchant de riffs metal, de break
hardcore et de mélodies inspirées par de douloureuses ruptures
surprend mais séduit aussi vite. Tout est tellement impulsif que
l'on ne pourrait remettre en question la sincérité des musiciens.
Ce mélange, Eighteen Visions va le
pousser encore plus près des ondes radios sur leur quatrième album.
Le groupe ne cache pas son intérêt pour le glam et le montre bien
avec la forte dose de maquillage qu'il se projette à la gueule
constamment. Ces types viennent pourtant du milieu hardcore bas du
front et adorent riffer de grosses mosh part pour faire partir en
délire les fosses. Pour cause, le guitariste de l'époque (qui
quitta le groupe ensuite) est Brandan Schieppati. Un bonhomme
multi-usage l'on retrouvait aussi dans Throwdown, un excellent groupe
de hardcore metal straight parti ensuite jouer du metal à la
Pantera, mais surtout dans Bleeding Through où il occupe le poste de
chanteur. Mieux vaut ne pas s'attarder sur ce dernier groupe, à
moins que vous n'ayez vraiment envie de découvrir à quoi ressemble
un mélange entre du metalcore et des claviers de groupes pour gotho
pouff.
Vanity condense donc tout ce ses
membres adorent. Les grosses mosh part, le metal rentre dedans et les
mélodies pour les cœurs brisés, avec toutefois une différence de
taille : James Stephen Hart ne regrette rien et te dit d'aller
te faire voir. Un petit exemple ? Sur One hell of a price
fighter, il conclut sa diatribe contre un proche devenu junkie par un
« I think you spoke too soon, it's time to lick your wound, my
fist made the connection ». Pas de doute, Eighteen Visions a
beau adorer le glam rock, ils sont straight edge jusqu'aux bout des
ongles, même quand ils sont ornés de milles couleurs paillettés.
Certes, le groupe n'arrive pas encore à se conformer à un format
pop et enchainent les riffs sans se soucier de la cohérence, ou de
l'efficacité, mais la violence est tellement jouissive que le
résultat n'en est que plus percutant.
Le conflit constant entre la tendresses
des mélodies enjôleuses et la violence des riffs est donc
curieusement résolu tout au long du disque par un je m'enfoutisme
ahurissant que peu ont réussi depuis à reproduire. Même Eighteen
Visions n'a plus rien fait de mieux après, préférant s'embarquer
vers des territoires encore plus pop, et sortir un disque intitulé
Obsession orné d'un joli cœur rose. Ceci dit, Vanity ne fait pas
mieux sa pochette de la même couleur, mais elle convient toutefois
très bien pour un disque aussi assumé dans sa volonté de faire se
rencontrer deux genres complètement opposés.
Cette chronique vous a plu? Nous aussi! Et d'ailleurs, nous serions ra-vis de pouvoir publier votre chronique/histoire à vous. Il vous suffit de nous l'envoyer par mail à cette adresse. C'est qu'à fait la charmante Lætitia, amie de Twitter et administratrice des "Chansons pour sourire avec sa bière" (aka @BiereSourire), qui nous parlera la semaine prochaine de Björk.
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